RGPD : le bilan un an après

RGPD : le bilan un an après

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Le RGPD (Règlement Général sur la Protection des données) est entré en vigueur le 25 mai 2018. Selon une étude d’Ogury, un an après, près de la moitié des consommateurs français ne connaît pas cette loi et 60% des français ne comprennent pas comment les données personnelles sont utilisées par les marques. Sachant que l’utilisation de nos données personnelles est la source principale de profit de géants tels que Google et Facebook, ces résultats sont assez alarmants.

Retour sur le RGPD : ses principes

Le RGPD est un texte réglementaire appliqué sur l’ensemble du territoire européen établissant des règles sur la collecte et l’utilisation des données (c’est-à-dire toute information concernant une personne identifiée ou identifiable). Le RGPD s’adresse à toute structure effectuant de la collecte et/ou du traitement de données, quel que soit son secteur d’activité.
Du côté de l’utilisateur, le RGPD permet d’être notifié quand un site collecte ses données personnelles, mais aussi de donner son consentement. En cas d’atteinte à la vie privée, il offre à l’utilisateur un “droit d’oubli”, c’est-à-dire le retrait de ses informations personnelles du web.
Depuis la mise en place du RGPD, il est fréquent de devoir accepter la politique de confidentialité d’un site internet pour pouvoir naviguer dessus. En l’acceptant, l’utilisateur est supposée l’avoir lue et est donc informé que ses données sont susceptible d’être collectées, traitées et utilisées. A priori, il donne son consentement en connaissance de cause.

Les raisons de la désinformation sur l’utilisation des données

Trois français sur quatre estiment être inquiets de la manière dont sont utilisées leurs données, mais 80% d’entre eux continuent d’utiliser des applications en sachant qu’elles collectent abusivement des données. Facebook est d’ailleurs au centre des craintes à ce niveau. Malheureusement, très peu de mesures sont prises pour éviter un tel trafic des informations personnelles.
Rares sont les personnes qui prennent le temps de lire les conditions d’utilisation ou la politique de confidentialité d’une interface. Une étude menée aux États-Unis par Deloitte a d’ailleurs montré que 91% de la population accepte ces conditions sans les lire, ce qui n’est pas étonnant quand on sait qu’il faut environ 86 minutes pour lire les Conditions générales d’utilisation d’Instagram…
De plus, pour détourner l’attention des utilisateurs sur les conditions d’utilisation, l’utilisation de dark patterns est très fréquente. Avec un simple design faisant ressortir le bouton “accepter” en dépit du bouton “refuser”, l’utilisateur guidé par le code couleur n’hésite pas à accepter sans même savoir de quoi il s’agit.
Enfin, les utilisateurs préfèrent largement payer l’utilisation d’un site en données plutôt qu’en argent.

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