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Facebook-Off Activity : vous pourrez bientôt effacer des données que Facebook possède sur vous

Facebook-Off Activity : vous pourrez bientôt effacer des données que Facebook possède sur vous 2000 1500 Sharing

Facebook collecte des informations sur ses utilisateurs de deux manières différentes : par le biais des renseignements que vous saisissez directement sur le réseau social, mais aussi en traquant les sites web que vous visitez lorsque vous n’êtes pas sur Facebook, une technique que l’on appelle le retargeting. C’est la raison pour laquelle vous pouvez trouver des publicités en rapport avec des sites web que vous avez visités dans votre fil d’actualité Facebook même si vous n’étiez pas connecté au réseau social au moment de votre navigation. Pour cela, Facebook suit votre historique de navigation via le bouton “Se connecter avec Facebook”, le bouton “J’aime”, les commentaires Facebook, mais surtout des petits bouts de code invisible que l’on appelle “pixel Facebook” intégrés sur de nombreux sites web. On estime d’ailleurs que près d’un tiers des sites web utilisent des trackers Facebook.

Facebook-Off Activity : un nouvel outil pour contrôler le transfert de données

Les utilisateurs de Facebook n’ont, jusqu’à présent, jamais été en mesure de consulter les données externes que Facebook recueille à leur insu. Cependant, l’entreprise va commencer à déployer la fonctionnalité “Off-Facebook Activity”, qui permettra à ses membres de gérer ces données de navigation. Cet outil affichera un historique de sites web qui ont partagé vos données avec le réseau social, et permettra de le déconnecter de votre compte Facebook. Il est important de noter que l’annonce de Facebook ne mentionne pas la possibilité de supprimer définitivement ces données : les informations de navigation ne seront en effet pas supprimées, seulement dissociées de votre compte Facebook. Autrement dit, Facebook conservera les données, mais les rendra anonymes plutôt que de les associer à votre profil.

Facebook-Off activity

© Facebook

L’outil Facebook-Off Activity sera d’abord déployé en Irlande, en Espagne et en Corée du Sud, puis dans tous les autres pays dans les mois à venir. Le réseau social, qui semble enfin avoir tiré une leçon des multiples scandales liés à la confidentialité auxquels il est lié, confirme que cette nouvelle fonctionnalité pourrait avoir un impact sur ses résultats financiers, puisqu’elle aura une incidence sur la façon dont les publicités seront ciblées à l’avenir.

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Fundo, la nouvelle fonctionnalité de Youtube pour aider les influenceurs

Fundo, la nouvelle fonctionnalité de Youtube pour aider les influenceurs 2000 1500 Sharing

YouTube souhaite offrir de nouvelles sources de revenus aux influenceurs avec un nouveau format payant baptisé Fundo. Il s’agit d’un service de crowdfunding (financement participatif), qui permet aux youtubeurs d’organiser des événements virtuels pour les abonnés qui peuvent payer pour y accéder.
Parmi les possibilités de Fundo, on trouve le “Virtual Photobooth” (Photomaton Virtuel), donc le principe est semblable à un photomaton classique, à la seule différence que la photo se fait en ligne, à distance et via un téléphone ou un ordinateur. L’outil Fundo propose aussi des “Virtual Meet & Greet” (Rencontres virtuelles), c’est-à-dire des lives auxquels seuls les abonnés ayant payé et obtenu une place peuvent participer.

Fundo : payer pour rencontrer ses youtubeurs préférés

Si cette fonctionnalité n’est pour le moment qu’en phase de test, plusieurs youtubeurs canadiens et américains l’ont déjà utilisée. Ainsi, le youtubeur américain KreekCraft a facturé 10 dollars l’accès à une rencontre en ligne, Hannah Forcier a organisé un virtual photobooth, facturé à 40 dollars les trois photos. Enfin, le youtubeur mexicain Key Riqué a utilisé la plateforme pour vendre des dédicaces en ligne à 4 dollars l’unité.

Si beaucoup voient d’un mauvais oeil le fait de devoir payer pour rencontrer ses youtubeurs préférés, Fundo répond dans sa FAQ que les créateurs de contenus passent l’essentiel de leur temps à créer des vidéos destinées à leurs abonnés, et que les revenus générés grâce à Fundo ne sont qu’un moyen de les supporter et d’encourager leur créativité.

Une fonctionnalité qui a vu le jour dans l’incubateur Google

Pour l’heure, cette fonctionnalité n’est qu’en phase de test. Le projet Fundo a vu le jour chez Area 120, l’incubateur interne de Google. Celui-ci permet aux employés de Google de soumettre leurs idées de projets, qu’il s’agisse d’entreprises, d’applications ou de nouvelles fonctionnalités. Si ces idées sont approuvées, les employés se voient alors accorder le droit d’y consacrer du temps, pendant leur temps de travail.

Google n’a donné aucun détail quant au lancement à l’international de Fundo, mais le géant a récemment déposé la marque Fundo : les choses devraient donc s’accélérer sous peu. 

Impact environnemental

Quel est l’impact environnemental de notre consommation digitale ?

Quel est l’impact environnemental de notre consommation digitale ? 2000 1500 Sharing

Si internet était un pays, ce serait le troisième plus grand consommateur d’énergie au monde : la pollution numérique est invisible, pourtant elle est belle et bien présente.

Il existe deux types de pollutions générées par le numérique. La première concerne la production d’équipements informatiques. Selon une étude de WWF, il faut en moyenne 22kg de produits chimiques, 240 kg de combustibles et 1,5 tonnes d’eau pour construire un ordinateur. Selon cette même étude, en fin de vie, entre 70 et 90 % des déchets d’équipements électriques et électroniques ne suivent pas les filières de recyclage réglementées au niveau international. Il est assez difficile d’agir contre cette pollution autrement qu’en retardant au maximum l’achat de nouveaux équipements ou en se tournant vers des fabricants éco-responsables, par exemple Fairphone, l’une des premières entreprises à proposer des téléphones éthiques dont les matériaux sont recyclables. Entre la production et la fin de vie de nos équipements, il existe un autre type de pollution générée par notre usage quotidien du numérique, responsable de 2% des émissions totales de CO2 (soit autant que les transports aériens mondiaux). La raison principale à cela est que nos données sont stockées dans des data centers, contenant des milliers d’ordinateurs reliés à internet, qui tournent en permanence et qui nécessitent une alimentation électrique ainsi qu’un système de refroidissement adéquats.

Comment limiter notre impact environnemental numérique ?

Environ dix milliards de mails sont envoyés dans le monde chaque heure. Cet acte, bien qu’il soit anodin, utilise des quantités astronomique d’énergie. Un e-mail parcourt environ 15 000 kilomètres de câbles pour arriver à destination, et cela en passant par les fameux data centers.
On estime qu’un mail de 1 Mo correspond à 15 grammes de CO2. Imaginons que vous envoyez une trentaine de mails chaque jour pendant un an : la quantité de CO2 générée dépasse alors les 300 kg, soit l’équivalent de plusieurs milliers de km d’essence utilisés en voiture, un chiffre d’autant plus alarmant que 80% des mails ne sont jamais ouverts. D’ailleurs, et bien qu’ils soient le premier coupable, les mails ne sont malheureusement pas la seule raison de notre impact environnemental numérique. En fait, chaque action en ligne consomme de l’énergie, de la simple visite d’un site web à l’envoi d’un message.
Evidemment, il serait impossible de demander à tout le monde d’arrêter d’envoyer des mails. Néanmoins, chacun est en mesure d’agir avec des gestes simples, comme installer un filtre anti-spam, se désinscrire des newsletters sans intérêt, vider régulièrement sa corbeille ou boîte de spams, surfer sur le web via des navigateurs éco responsables comme Ecosia, ou encore penser à éteindre ses appareils lorsqu’ils ne sont pas utilisés.

Seulement 27 % des Français connaissent la notion d’écologie digitale, mais il est encore temps de changer la donne. D’ailleurs, nombreuses sont les entreprises qui commencent à sensibiliser leurs employés à ces gestes. Du côté de la Silicon Valley par exemple, les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) se sont engagés à utiliser des énergies 100 % renouvelables pour alimenter leurs serveurs, c’est-à-dire des énergies issues de panneaux solaires, d’éoliennes ou de barrages hydroélectriques. Et vous ?

Facebook

Reconnaissance faciale : Facebook n’échappera pas au procès

Reconnaissance faciale : Facebook n’échappera pas au procès 2000 1500 Sharing

C’est à l’unanimité que la cour d’appel de San Francisco a rejeté l’appel de Facebook, visant à faire annuler une plainte en recours collectif déposée en 2015 par des millions d’utilisateurs de l’Illinois. Ils reprochent au réseau social d’avoir exploité leurs données biométriques à leur insu. Les scandales se suivent et se ressemblent pour le réseau social, qui pourrait bien avoir à payer une amende record — bien plus élevée que les 5 milliards du scandale Cambridge Analytica — pour son manque de transparence en matière de collecte de données.

Les faits

En 2015, des utilisateurs américains ont déposé une plainte après avoir découvert que Facebook ne respectait pas la loi Biometric Information Privacy Act (BIPA) de l’Illinois, imposant aux entreprises technologiques de détailler par écrit leur politique en matière de collecte et de stockage de données biométriques. L’outil de suggestions d’identification, qui propose automatiquement le profil des personnes présentes sur une photo grâce à la reconnaissance faciale, était activé par défaut, donc sans le consentement des utilisateurs.
Le réseau social a tout de même fait appel, affirmant que ce paramètre peut être désactivé à tout moment et qu’il n’a jamais été question de cacher l’utilisation de la technologie de reconnaissance faciale aux utilisateurs, un appel que la cour d’appel de San Francisco a rejeté.

Une amende record

Le mois dernier, et pour mettre fin au scandale Cambridge Analytica, Facebook a payé une amende record de 5 milliards de dollars. Il semblerait cette fois-ci que les frais soient bien plus élevés, puisqu’il s’agirait de payer les dommages et intérêts de potentiels millions d’individus : entre 7 et 35 milliards de dollars sont estimés. Selon l’Union américaine pour les libertés civiles, “cette décision est une grande victoire pour le droit à la vie privée, et elle admet les dangers posés par l’utilisation accrue des technologies de reconnaissance faciale”.

Cyberhaine

Instagram prend des mesures contre la cyberhaine

Instagram prend des mesures contre la cyberhaine 2000 1500 Sharing

En mai dernier, Emmanuel Macron recevait Mark Zuckerberg à l’Elysée pour aborder le sujet de la cyberhaine sur Facebook. Aujourd’hui, c’est au tour d’Instagram de présenter ses mesures prises contre le harcèlement.

Une fonctionnalité de prévention pour réduire les contenus haineux

Instagram compte mettre en place un système de confirmation de publication, dans le but d’encourager les utilisateurs à interagir de manière positive. En fait, une intelligence artificielle détecte si un commentaire est haineux. Si c’est le cas, Instagram demande à l’utilisateur d’en confirmer la publication, lui rappelant qu’Instagram doit rester une plateforme d’échange et de soutien. Le but de ce système est de faire réfléchir l’auteur d’un commentaire quant aux conséquences qu’un commentaire malveillant pourrait avoir. D’après les tests menés par Instagram, cette fonctionnalité aurait déjà porté ses fruits, puisque de nombreux utilisateurs auraient renoncé à la publication d’un commentaire après avoir lu ce message.

Instagram

Restreindre pour limiter les conséquences

Instagram n’a pas la prétention de penser qu’un simple système de confirmation de commentaires puisse éradiquer complètement le problème du cyberharcèlement. C’est pourquoi le réseau social compte proposer aux utilisateurs sujets au harcèlement de restreindre la visibilité des utilisateurs haineux. Cette fonctionnalité permet de bloquer les utilisateurs malveillants, sans que ceux-ci n’en soient avertis. Les utilisateurs bloqués sont alors les seuls à pouvoir voir les commentaires laissés sur le compte qui les a bloqués. De plus, ils ne peuvent plus voir si l’utilisateur qui les a bloqués est connecté ou s’il a lu leurs messages. Bien souvent, les personnes harcelées sont réticentes à dénoncer un comportement malveillant de peur d’en subir des conséquences dans la vie réelle et d’aggraver la situation. Avec cette fonctionnalité, Instagram souhaite inverser la tendance et inciter les victimes de harcèlement à dénoncer tout comportement abusif sans avoir peur des répercussions.

Instagram

Ces fonctionnalités ne feront certainement pas disparaître totalement la cyberhaine. Cependant, il est important de noter que de nombreux réseaux sociaux, notamment ceux de l’écosystème Facebook, prennent de plus en plus de mesures pour le limiter et tiennent compte du ressenti de leurs utilisateurs.

Google Search

Nouvel affichage des résultats sur Google Images desktop

Nouvel affichage des résultats sur Google Images desktop 2000 1500 Sharing

Alors que depuis plusieurs années Google semblait attacher plus d’importance à sa version mobile pour ses dernières mises à jour, c’est cette fois-ci la version desktop (ordinateur de bureau) de Google Images qui s’est refait une beauté.

Désormais, lorsqu’on sélectionne une image, celle ci n’apparaît plus en dessous mais à droite de l’écran, toujours sur un fond noir. Dans ce cadre apparaissent des informations sur l’image ou le produit, par exemple la marque, le prix, la disponibilité ou des commentaires, ainsi que des images connexes, avec une brève légende sous chaque, afin que l’utilisateur sache où il va atterrir avant même de cliquer sur une image ou un lien. Ce cadre est indépendant du reste de la page et reste donc visible lorsqu’on scrolle.

Avec cette mise à jour, Google souhaite rendre la comparaison et la découverte de produit plus simple pour les utilisateurs. D’ailleurs, le communiqué de Google au sujet de ce nouveau design précise que celui-ci vise à rendre l’expérience du shopping en ligne plus agréable. Grâce à ce design, les internautes sont plus susceptibles de consulter une page web pour obtenir des informations pouvant les aider dans l’exécution d’une tâche ou pour acheter un produit sur un site.

Google Images Desktop

©Google

Une mise à jour qui profite aussi aux développeurs et aux professionnels

Côté développeurs et professionnels, cette mise à jour maximise les chances de générer du trafic sur un site web ainsi que des ventes : plus que de simples images, les utilisateurs ont accès aux informations principales sur des produits, et sont susceptibles de vouloir les acheter, avant même d’avoir visité le site web sur lequel ils se trouvent.
Pour qu’un produit s’affiche correctement sur Google Images, l’utilisation de balises est essentielle. Le balisage permet l’affichage des produits sous forme de résultats enrichis, c’est-à-dire fournissant des informations telles que le prix du produit.

Siège Facebook

Actualités, streaming : Facebook se diversifie

Actualités, streaming : Facebook se diversifie 2000 1500 Sharing

Un nouvel onglet “Actualités”

Facebook s’apprête à lancer un nouvel onglet “Actualités”, visant à fournir des informations fiables, et provenant de sources reconnues. Selon le Wall Street Journal, Facebook chercherait à développer un partenariat avec de grands titres de presse et aurait approché plusieurs éditeurs tels qu’ABC News, le Washington Post et Bloomberg au sujet d’une éventuelle collaboration contre une rémunération. La proposition de Facebook s’élèverait à plusieurs millions de dollars, pour des partenariat de trois ans. Cet onglet, qui devrait faire son apparition aux États-Unis à l’Automne, ne comportera donc que des articles publiés par les médias partenaires de Facebook, qui auront le choix entre n’afficher qu’un titre et un aperçu de leurs articles avec un renvoi vers leurs sites respectifs, ou faire figurer leurs articles en entier sur Facebook.

Facebook est accusé de détenir un monopole sur les revenus publicitaires en ligne, au détriment d’une industrie du journalisme en manque d’argent. Par ailleurs, Facebook est toujours le théâtre d’un déferlement de fake news malgré de nombreuses mesures pour les limiter. Le réseau social souhaite donc redorer son blason et devenir une plateforme d’information, délivrant un contenu qualitatif et fiable. Pour la première fois, Facebook pourrait opter pour une éditorialisation humaine et non algorithmique.

Un service de streaming payant

Après Disney, HBO ou même France Télévision, c’est Facebook qui souhaite se faire une place sur le marché du streaming payant. Contrairement à Netflix, Facebook ne compte pas créer ses propres productions, et ne s’est pas rattachée à de gros producteurs comme le fait Apple pour son service TV+. En revanche, le réseau social a signé des partenariats avec des fournisseurs plus petits, notamment Tastemade, qui propose des vidéos liées à l’alimentation et aux voyages, ou CollegeHumor, dont le contenu est humoristique. Certaines rumeurs annoncent un partenariat entre Facebook et des géants tels que HBO, qui pourraient bien positionner le réseau social en réel concurrent de Netflix.
Le prix exact de l’abonnement n’a pas été dévoilé, mais on sait que Facebook conservera 30% des revenus générés, le reste allant aux producteurs. Pour l’heure, cette fonctionnalité n’est qu’en phase de test aux États-Unis.

Union Européenne

Helios, le réseau social concurrent de Facebook financé par l’Europe

Helios, le réseau social concurrent de Facebook financé par l’Europe 2000 1500 Sharing

Atos, leader international de la transformation digitale, travaille activement sur le projet HELIOS, un projet de recherche et d’innovation d’une durée de 3 ans financé par la Commission Européenne dans le cadre du Programme H2020.
L’objectif est la création d’un réseau social nouvelle génération, éthique et respectueux de la vie privée des utilisateurs. HELIOS se pose comme alternative à Facebook, dans un contexte où les scandales liés à la confidentialité et la sécurité des utilisateurs ne cessent de se multiplier. Le projet a pour ambition d’offrir aux utilisateurs un contrôle complet sur leurs informations et contenus. Aujourd’hui, ces garanties sont inexistantes lorsque l’on utilise les réseaux sociaux traditionnels.

Un modèle “peer-to-peer”

Pour développer une telle plateforme, le projet HELIOS sera fédéré par un modèle peer-to-peer, en open source et basé sur une architecture de type blockchain. Le but est de faciliter la démocratisation de la production de contenu par l’utilisateur et sa monétisation conformément aux exigences légales et éthiques. Par ailleurs, HELIOS permettra aux développeurs de créer et d’intégrer facilement de nouvelles fonctionnalités pour la plateforme tout en réduisant les coûts de développement et la complexité liée au développement du réseau.
Côté fonctionnalités, Atos est responsable de la conception, la production, l’intégration et la distribution d’un système de vidéo à 360° qui sera intégré au streaming du réseau social. Sa distribution suivra également un modèle peer-to-peer : les utilisateurs, qui contrôlent 100% du contenu qu’ils développent, pourront partager leurs vidéos avec les utilisateurs choisis et obtenir une compensation financière.

En collaboration avec 15 partenaires internationaux, notamment des universités et des centres de recherche européens, Atos met à contribution son expertise en transformation digitale et prend également part au développement des activités techniques – telles que la gestion des besoins, le développement de systèmes modulaires, l’intégration et l’exploitation du système – pour assurer la réussite du déploiement final du réseau social en Europe.

HYP3R

Nouvelle polémique pour le groupe Facebook : la collecte de millions de données par HYP3R

Nouvelle polémique pour le groupe Facebook : la collecte de millions de données par HYP3R 2000 1500 Sharing

Alors que Facebook payait le mois dernier une amende record de 5 milliards de dollars suite au scandale de Cambridge Analytica, le groupe est aujourd’hui au coeur d’un nouvelle polémique, cette fois-ci au sujet d’Instagram. HYP3R, un partenaire publicitaire d’Instagram, aurait collecté sans leur accord les données de millions d’utilisateurs.

Qu’est-ce que HYP3R ?

HYP3R est une plateforme de marketing géolocalisée basée à San Francisco. Elle permet aux entreprises de “déverrouiller des données géosociales pour acquérir et engager des clients à haute valeur ajoutée.” Autrement dit, l’entreprise collecte des données de localisation sur les réseaux sociaux et s’en sert à des fins de ciblage publicitaire.
Par exemple, si quelqu’un poste une photo depuis un hôtel, HYP3R peut collecter cette donnée grâce à la localisation. Cette personne pourra alors, par la suite, être ciblée par l’un des concurrents de l’hôtel.

HYP3R à l’origine d’un scandale concernant les données des utilisateurs d’Instagram

Comme de nombreuses plateformes, Instagram dispose d’une API (Interface de Programmation d’Applications), qui permet aux développeurs d’intégrer des fonctionnalités propres à Instagram dans d’autres applications. À l’origine, cet API rendait la recherche de publications publiques pour un lieu donné possible. Cependant, suite au scandale Cambridge Analytica, Instagram a restreint les fonctionnalités de son API, surtout en ce qui concerne les outils de localisation, causant alors un chaos pour des entreprises comme HYP3R. Aujourd’hui, l’API officielle permet uniquement l’accès aux comptes professionnels, soit une part infime des utilisateurs Instagram et ne donne en aucun cas accès à des données de localisation.
Si HYP3R a publiquement salué le choix d’Instagram de protéger ses utilisateurs, l’envers du décor est un peu plus sombre : l’entreprise a profité de son statut privilégié auprès du groupe Facebook pour mettre en place un système de collecte de données contraire à la politique d’Instagram. Les stories — des publications qui sont supposés disparaître après 24 heures — n’ont jamais été disponibles via l’API d’Instagram, mais HYP3R a créé un outil pour les collecter, ainsi que les métadonnées qui y sont associées. Par ailleurs, l’entreprise s’est permise de collecter des informations telles que les bios d’utilisateur et leur followers, des posts localisés et tout type de données publiques (les comptes privés n’ont pas été touchés).

De cette collecte massive résulte la création d’une base de données sophistiquée sur les utilisateurs d’Instagram, leurs intérêts et leurs déplacements, qu’HYP3R vante ouvertement auprès de ses clients comme l’un de ses principaux arguments de vente, bien que cela soit tout à fait contraire à la politique d’Instagram.

HYP3R n’a jamais caché la nature de ses activités, mais ses multiples violations de la politique d’Instagram, révélées hier par Business Insider, lui ont valu une exclusion définitive de la liste des partenaires marketing de Facebook. L’entreprise s’est défendue en rappelant que les données collectées sont déjà publiques, et on ne peut effectivement pas qualifier son comportement d’illégal. Néanmoins, il semblerait que Facebook ait appris de ses erreurs et accorde désormais une réelle importance à la protection de ses utilisateurs. Evidemment, Instagram a pris les mesures nécessaires pour sécuriser son interface.

Facebook VR

Écrire par la pensée : il ne s’agit pas d’un film de science fiction mais bien du projet de Facebook

Écrire par la pensée : il ne s’agit pas d’un film de science fiction mais bien du projet de Facebook 2000 1500 Sharing

En 2017, Facebook présentait un projet digne d’un film de science fiction : l’écriture par la pensée. 2 ans plus tard, le réseau social donne des nouvelles de l’avancée de ce projet futuriste.

Nature Communication a publié il y a quelques jours une étude de chercheurs de l’université de Californie (San Francisco) affiliés à Reality Labs, la filiale de Facebook, portant sur le décodage de la parole via des électrodes implantées.

Lire dans les pensées n’est plus de l’ordre de la science fiction

Pour développer une telle technologie, les chercheurs s’appuient sur l’activité cérébrale de sujets lorsqu’ils répondent à une question à choix multiple. En analysant l’activité électrique des parties du cerveau associées au langage et à la diction, ils peuvent trouver des schémas récurrents (patterns) qu’ils associent à des mots.
Si ce projet d’écriture par la pensée par Facebook paraît ambitieux, d’autres expériences similaires ont déjà été effectuées : en 2017, Nataliya Kosmina, une scientifique française a piloté un drone avec un simple casque à électroencéphalogramme sur le même principe.

“Quand vous pensez à quelque chose ou que vous ressentez une émotion, vos neurones émettent certains signaux électriques spécifiques dans votre cerveau.” – Nataliya Kosmina

Facebook souhaiterait à terme équiper des lunettes de réalité virtuelles avec cette technologie. Reality Labs explique qu’être capable de décoder quelques mots, comme “sélectionner” ou “supprimer”, pourrait redéfinir la façon dont nous interagissons avec les systèmes de réalité virtuelle.

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Regina Dugan © Facebook F8

À quelle étape en est la recherche ?

Facebook annonçait à l’origine un système non invasif permettant de taper plus de 100 mots à la minute, mais l’entreprise est aujourd’hui encore très loin de son objectif. Pour le moment, ce système repose sur le placement d’implants directement dans la boîte crânienne au moyen d’une procédure chirurgicale tout sauf anodine. Les résultats ne sont pas non plus exceptionnels : le système ne reconnaît qu’un faible quantité de mots. Elon Musk, qui développe un projet similaire, Neurolink, admet qu’aujourd’hui nos connaissances sur le cerveau sont encore trop faibles pour pouvoir mener à bien un projet d’une telle envergure. Néanmoins, et devant de telles avancées, il est clair qu’il sera un jour (voire dans un futur proche) possible d’écrire par la pensée.