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Comment faire des achats sur WhatsApp - Agence Sharing

Faire des achats sur WhatsApp, c’est possible !

Faire des achats sur WhatsApp, c’est possible ! 2000 1500 Sharing

Si WhatApp Business a été lancé il y a déjà 2 ans, l’achat direct d’un produit sur l’application a été rendu possible il y a seulement quelques jours. Désormais, il n’est plus nécessaire d’aller sur une autre plateforme pour acheter en ligne. On peut aussi faire des achats sur WhatsApp tout en discutant avec le vendeur et les proches au même endroit ! Pour les entreprises, cette nouvelle fonctionnalité offre aussi plusieurs avantages mais avant d’en parler, voyons d’abord comment fonctionne l’achat sur WhatsApp.

Comment faire un achat sur WhatsApp ?

Facebook a simplifié le processus d’achat sur WhatsApp. Comme sur Facebook Shop, les utilisateurs pourront parcourir le catalogue d’une entreprise sur l’application et pourront y faire leurs achats. Il suffit donc de contacter l’entreprise via WhatsApp pour avoir accès au catalogue puis l’achat du produit et son paiement pourront se faire directement sur la même application. Néanmoins, il faut souligner qu’il ne s’agit pas vraiment d’un paiement intégré comme l’est Facebook Pay même si le projet d’un paiement dédié à WhatsApp a déjà démarré il y a assez longtemps. Pour l’instant, l’acheteur a accès au catalogue sur WhatsApp et y finalise son parcours d’achat. L’éventuelle utilisation de WhatsApp Pay devra encore attendre un bon moment.

WhatsApp Pay suspendu

Avant de permettre l’achat direct sur son application, WhatsApp a déjà pensé à faciliter le paiement. En effet, Facebook a déjà réalisé des tests depuis plusieurs mois au Brésil avant de lancer WhatsApp Pay. Cependant, le service a été suspendu par le gouvernement brésilien une semaine après son lancement. D’après la banque centrale du pays, elle n’aurait pas eu le temps d’analyser le service de paiement de WhatsApp avant son déploiement. Les partenaires du service de paiement de WhatsApp ont également dû suspendre les transferts d’argent sur l’application à la demande des banques brésiliennes. La banque centrale du Brésil aurait pris cette décision afin de préserver l’environnement concurrentiel dans le domaine des paiements mobiles.

Toutefois, les tests continuent dans d’autres pays tels que le Mexique et l’Inde même si pour l’instant, aucun déploiement à grande échelle n’est prévu. En attendant, Facebook continue d’améliorer ses applications et les dernières modifications ont été réalisées sur WhatsApp for Business.

Les dernières mises à jour sur WhatsApp

Outre la possibilité de partager leurs catalogues sur WhatsApp, Facebook a également ajouté des codes QR à l’application de chat. Le réseau permet aussi aux marchands d’ajouter des boutons « Acheter » à divers endroits. Ils servent à diriger les clients vers le chat Whatsapp afin d’y conclure leurs achats. Facebook envisage même la possibilité d’intégrer cette fonctionnalité aux solutions commerciales des entreprises.

Par ailleurs, Facebook proposera également d’héberger les activités en ligne des entreprises via un nouveau produit nommé Facebook Hosting Services. Il commencera par la même occasion à facturer les entreprises qui utilisent WhatsApp for Business. Néanmoins, ce nouveau service d’hébergement de Facebook libèrera les PME des coûts élevés des serveurs sur lesquels il stockent leurs actifs actuellement.

Enfin, Facebook a aussi déjà fait connaître par son COO l’existence de Facebook Business Suite. Il regroupe tous les outils créés par Facebook à l’endroit des entreprises. Grâce à ces mises à jour, Facebook offre aux PME la possibilité de se lancer et de développer beaucoup plus facilement leurs business tout en diversifiant son business model.

TikTok reste aux Etats-Unis, pour l’instant

TikTok reste aux Etats-Unis, pour l’instant 2000 1500 Sharing

Après plusieurs échanges et pourparlers avec les dirigeants américains, TikTok obtient gain de cause auprès de la justice américaine bien que ce soit temporaire. Pour rappel, les américains ont menacé de bannir TikTok de leur territoire à partir du 15 septembre dernier en l’absence d’accord avec certaines entreprises américaines. L’offre de Microsoft ayant été rejetée par ByteDance, ce sont Walmart et Oracle qui sont en passe de devenir les partenaires officiels de TikTok aux Etats-Unis. En attendant de trouver un accord avec ces entreprises, TikTok a dû déposer recours à la justice pour pouvoir rester aux Etats-Unis.

Une décision non conforme à la constitution

Après le recours de TikTok au Tribunal Fédéral de Washington le 18 Septembre dernier, le juge Carl Nicholas a décidé de maintenir l’accès du réseau social à Apple Store et Play Store aux Etats-Unis malgré l’ordre donné par l’administration Trump. Le public américain qui compte 100 millions d’utilisateurs peuvent donc continuer à utiliser et à télécharger l’application vidéo sur leurs mobiles. Selon les avocats de TikTok, bloquer les téléchargements de l’application revient à enfreindre la constitution. Une telle décision priverait le public de sa liberté d’expression alors qu’on approche des élections présidentielles. Par ailleurs, la perte du marché américain risque de causer des « dommages irréparables » pour la plateforme. C’est l’une des raisons pour laquelle elle veut trouver un accord avec les américains. Néanmoins, le magistrat Carl Nicholas n’a pas totalement écarté la possibilité de bannir TikTok du territoire américain.

L’interdiction de TikTok toujours d’actualité

Pour rappel, les dirigeants américains veulent bannir TikTok pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Le président américain accuse en effet le réseau d’espionnage, une accusation « sans preuve » selon TikTok. Pour remédier au problème, le président américain a signé un décret forçant la maison mère de TikTok à vendre la plateforme à une entreprise américaine. ByteDance est ainsi en train de trouver un accord avec Oracle et Walmart qui ont eu l’approbation de Donald Trump à cet effet. En l’absence d’un accord entre les 3 entreprises, TikTok sera définitivement exclu des Etats-Unis le 12 Novembre prochain.

TikTok Global : une nouvelle société en gestation

Dans le cadre de l’éventuel accord entre TikTok, Oracle et Walmart, une nouvelle société du nom de TikTok Global verra le jour. Elle aura son siège au Texas. Oracle prendra en main la sécurité des systèmes informatiques et l’hébergement des données des utilisateurs. Le groupe informatique rachètera 12,5% des parts de TikTok. Walmart quant à elle s’occupera de la vente en ligne, des paiements et commande. Elle participera à hauteur de 7,5% au rachat de TikTok. Comme TikTok est déjà possédée à 40% par des investisseurs américains, les rachats d’actions par Oracle et Walmart feront passer la société sous tutelle américaine.

La BCE envisage de créer l'Euro numérique - Agence Sharing

Euro numérique : bientôt une cryptomonnaie pour l’Europe ?

Euro numérique : bientôt une cryptomonnaie pour l’Europe ? 2000 1500 Sharing

Si la Banque Centrale Européenne n’éprouvait pas de « besoin concret » de créer une monnaie numérique il y a encore 2 ans, la situation a bien changé aujourd’hui. En effet, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, affirme que l’Eurosystème est en train d’étudier les avantages et les risques d’une telle décision. La BCE a évoqué par l’intermédiaire de sa présidente les raisons de ce changement et l’état d’avancement des études réalisées par son groupe de travail.

Pourquoi la BCE veut-elle créer une cryptomonnaie ?

D’après Mme Christine Lagarde, la BCE a le devoir de s’assurer que l’argent continue de bien servir les européens. Pour cela, elle doit équilibrer les risques et les avantages d’un changement dans le système de paiement. La création d’un euro numérique est devenue un passage obligé pour l’Europe. Les paiements virtuels ont pris beaucoup d’importance aujourd’hui, notamment après la crise sanitaire due au Covid-19.

L’une des principales raisons pour lesquelles la BCE envisage la création de l’euro numérique est aussi l’existence de monnaie virtuelle possédée par des groupes privés. La création de la Libra par Facebook suscite en effet beaucoup d’inquiétude chez les institutions bancaires. Elles voient en cette cryptomonnaie une menace pour la souveraineté des pays et pour leurs économies. L’Europe a du retard par rapport à ces prestataires étrangers d’après la présidente de la BCE.

Par ailleurs, la BCE, comme toutes les banques centrales, doit s’adapter au monde numérique. La BCE a besoin de trouver une meilleure solution pour les échanges monétaires. Elles sont dématérialisées, instantanées et « transfrontières » aujourd’hui et les monnaies fiduciaires classiques sont de moins en moins adaptées à ce type d’échanges. Comme le fonctionnement des monnaies virtuelles repose essentiellement sur la blockchain, les risques de piratage sont réduits et les échanges monétaires seront beaucoup plus fluides.

Une consultation publique avant l’option de l’Euro numérique

Le groupe de travail de la BCE va rendre ses conclusions sur les risques et les avantages d’une monnaie virtuelle européenne dans les prochaines semaines. Néanmoins, l’institution ne prendra pas de décision unilatérale car cette étape sera suivie d’une consultation publique. En cas d’option de l’Euro numérique, cette monnaie sera en effet utilisée par le public. Elle leur servira à faire des achats sur les sites e-commerce ou à transférer de l’argent aux membres de leurs familles, même si ce sont les banques centrales qui vont définir les règles de la monnaie digitale. Toujours d’après Mme Lagarde, l’Euro numérique sera un complément et non un substitut de l’espèce. L’émission de l’Euro numérique pourrait-être prise d’ici un à deux ans.

Sharing rachète la startup Elise Technologies

Sharing rachète la startup Elise Technologies 2000 1500 Sharing

Notre agence, Sharing, continue sa croissance, tout en développant ses activités. Grâce à l’acquisition d’Elise Technologies, nous partagerons bientôt avec vous de nouvelles expériences innovantes en matière de communication et de marketing digital. D’ores et déjà, nous vous invitons à découvrir la technologie développée par Elise et comment son acquisition participera au renforcement de notre expertise digitale.

Qu’est-ce qu’Elise ?

Fondée en 2014, Elise est une startup française spécialisée dans la création d’expériences marketing innovantes et amplifiées par les réseaux sociaux. Grâce à un outil tout-en-un, elle permet à ses clients d’agréger et diffuser sur tout type d’écran des contenus utilisateurs (UGCs) publiés initialement sur des plateformes telles que Twitter, Instagram, Facebook ou YouTube.

Cette solution de Social Wall intelligent est idéal pour créer de l’interactivité autour d’une marque, d’un événement ou d’une campagne. Les messages, les photos et les vidéos postés par les utilisateurs avec un hashtag particulier sont diffusés en temps réel soit sur des écrans physiques (Digital Out-Of-Home, écrans publicitaires), soit sur des supports digitaux comme des sites web et applications mobiles. Outre la diffusion des UGCs, Elise permet aussi la modération des posts et l’analyse de l’impact des opérations.

Depuis sa création en 2014, Elise Technologies a déjà travaillé avec plus de 250 annonceurs et agences dont Google, Moët Hennessy, Renault, Adidas, AccorHotels, Orange, Heineken, L’Oréal, Nintendo et bien d’autres encore.

Dans quels domaines opère Elise Technologies ?

Elise Tech maximise votre visibilité et les interactions autour de votre marque sur tous les terrains ! Vous pouvez ainsi l’utiliser :

  • Dans vos bureaux et locaux professionnels pour offrir à vos employés une communication directe et collaborative tout en renforçant votre marque employeur. Vos salariés sont vos meilleurs ambassadeurs !  
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  • Dans les points de vente en donnant de la visibilité aux contenus générés par votre communauté. Il s’agit d’une excellente façon pour guider vos visiteurs vers un acte d’achat (50% des consommateurs trouvent l’UGC plus digne de confiance que la publicité traditionnelle) ou un nouveau partage de post sur les réseaux sociaux. Touchez ainsi des dizaines, centaines ou milliers de nouveaux prospects potentiels en un clic.
  • Pour vos campagnes d’affichage extérieur. En effet, Elise Technologies augmente la résonance de vos campagnes en greffant du contenu dynamique à vos visuels diffusés sur des écrans DOOH. Grâce aux expériences interactives et sociales, on observe une nette augmentation de l’attention des consommateurs (+40%) et du taux de conversion (+26%).
  • Dans des évènements (salon, conférence…). Elise Technologies a fait ses débuts dans l’évènementiel avec son SocialWall design et personnalisable. Aujourd’hui, elle reste la meilleure solution pour générer un maximum d’interactions lors d’évènements de grande envergure. Vous pouvez aussi l’utiliser comme un nouvel espace de communication pour vos sponsors.
  • Sur votre site web ou application pour mettre en valeur l’effervescence sociale autour de votre marque. Elle encourage les internautes à intégrer votre communauté.
L'agence Sharing rachète Elise Technologies social wall

Les fonctionnalités d’Elise

Voici un résumé ce qu’Elise vous propose au sein de sa plateforme :

  • Des formats interactifs adaptés à tout type d’écrans et personnalisables ;
  • Un contenu dynamique provenant des réseaux sociaux et d’autres API externes, qui évolue en permanence pour retenir l’attention de vos visiteurs ;
  • La possibilité de modérer les données et valider leur utilisation (RGPD).
  • Des statistiques pour mesurer les résultats de votre opération : les interactions, le Reach, les Top Topics, les Top Influenceurs, les Top Posts.

Sharing et Elise pour une stratégie marketing innovante

Face aux évolutions en matière d’habitudes de consommation, les stratégies marketing se veulent plus audacieuses et innovantes. Enrichie de l’expérience et des produits d’Elise, Sharing élargit son offre notamment à destination des Grands Comptes. 

Ce rapprochement entre Elise Technologies et Sharing promet l’émergence d’une approche unique mixant créativité et technologie. En support des pôles Agence et Média (Les Petits Frenchies), ce pôle « Creative Technology » fournira aux marques un moyen de se démarquer avec des opérations interactives de grande ampleur, cross media, pour un reach toujours plus significatif.

TikTok construit son premier data center en Europe - Agence Sharing

TikTok construit son premier data center en Europe

TikTok construit son premier data center en Europe 2000 1500 Sharing

Face aux conflits auxquels TikTok est confronté aujourd’hui, notamment aux Etats-Unis, il se doit d’assurer le bon fonctionnement de son réseau dans les autres parties du monde. Les américains menacent en effet le réseau social chinois de bannissement alors que l’Inde vient de l’interdire de son territoire. Si son projet de QG à Londres a également été suspendu, c’est en Irlande que TikTok va ouvrir son premier data center en Europe.

Des mesures pour rassurer les dirigeants Européens

La décision de TikTok n’est pas le fruit du hasard. Comme la protection des données personnelles est l’une des principales raisons pour lesquelles les Etats-Unis veulent le bannir ou au mieux le racheter par l’intermédiaire de Microsoft, TikTok prend les devants en Europe en annonçant la prochaine ouverture de son premier data center en Irlande. Les données des utilisateurs européens sont pour le moment stockés aux États-Unis et à Singapour. Elles seront donc transférées dans ce nouveau data center.

L’initiative de TikTok est également une réponse à l’annonce de la Cour de Justice de l’Union Européenne au mois de Juillet dernier. D’après elle, le transfert des données des utilisateurs européens vers des pays tiers sera considéré comme légal, uniquement si ces données ne sont pas soumises à des lois et des pratiques de surveillance problématiques. La RGPD de l’Union Européenne est donc ferme sur le traitement des données de ses utilisateurs dans des pays comme la Chine, l’Inde et aussi les Etats-Unis. TikTok évitera bien des soucis en stockant les données des Tiktokeurs européens en Europe. Par ailleurs, la construction du data center induira aussi la création de plusieurs centaines d’emplois en Irlande.

Un data center pour une meilleure expérience utilisateur

A l’annonce de l’ouverture de son data center, Roland Cloutier, le Directeur mondial de la sécurité des données de TikTok a tenu à souligner la volonté du réseau d’assurer la sauvegarde et la protection des données de ses utilisateurs. En outre, il a également évoqué un autre avantage. Grâce à l’existence d’un data center en Europe, les utilisateurs européens bénéficieront d’un temps de chargement plus rapide de leurs vidéos. C’est un fait qui devrait améliorer de façon significative l’expérience utilisateur des tiktokeurs. Néanmoins, il faudra encore attendre un peu avant de bénéficier de ces changements.

Ouverture du data center prévu pour 2022

Le data center européen de TikTok sera opérationnel dès le début de l’année 2022. Pour réaliser son projet, TikTok va investir la somme de 420 millions d’euros. Toutefois, la construction du data center n’est pas le premier pas que TikTok fait pour opérer un changement dans sa démarche. Il a déjà créé son centre de confiance et de sécurité de la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) à Dublin. Il a également désigné sa filiale irlandaise comme contrôleur des données locales. Les données des utilisateurs européens ne relèvent donc plus de Tiktok Inc, l’entité américaine du réseau.

microsoft veut racheter TikTok - Agence Sharing

TikTok bientôt racheté par Microsoft ?

TikTok bientôt racheté par Microsoft ? 2000 1500 Sharing

Les évènements prennent une nouvelle tournure pour TikTok. Si les autorités américaines ont annoncé leur intention de le bannir des Etats-Unis il y a encore quelques jours, c’est Microsoft qui émet le souhait de l’acquérir aujourd’hui. Le rachat de la plateforme chinoise par le géant américain de la technologie semble improbable pour beaucoup. Cependant, le président américain, même s’il est sceptique, a bien voulu autoriser les pourparlers entre ByteDance et Microsoft, sous quelques conditions.

Une sécurité plus fiable et renforcée

Les Etats-Unis veulent interdire TikTok de leur territoire pour des raisons de sécurité. Si Microsoft a ainsi la possibilité de se présenter comme un potentiel acheteur du réseau social chinois, c’est parce qu’il apporte une solution à ce problème. En effet, outre le fait d’être une firme purement américaine, Microsoft compte satisfaire les demandes des régulateurs américains sur le sujet de la sécurité. La compagnie affirme qu’en cas d’acquisition, elle passera en revue tout le système de sécurité de TikTok. Elle veillera à ce que toutes les données des utilisateurs américains soient transférées aux Etats-Unis et y restent. De même, elle s’assurera que les données stockées ailleurs soient supprimées après le transfert.

Microsoft a également souligné que le rachat apportera des avantages économiques appropriés aux Etats-Unis et au Trésor américain. Néanmoins, Microsoft doit poursuivre les dialogues avec Donald Trump et son gouvernement d’une part et avec ByteDance de l’autre dans l’espoir d’acquérir TikTok.

Un accord pour le 15 Septembre

Microsoft n’a pas l’intention de faire durer les négociations longtemps avec la maison mère de TikTok. Les discussions seront clôturées au plus tard le 15 Septembre 2020. Le dialogue se portera sur l’éventuel achat des services de TikTok aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande par Microsoft. Autrement dit, dans les autres pays, TikTok continuera donc d’appartenir à ByteDance. Microsoft pourra inviter d’autres investisseurs américains à faire des achats en minorité dans ce projet.

Pour l’instant, rien n’a encore été évoqué concernant les utilisateurs. Il en est de même pour les éventuels changements que Microsoft compte opérer sur l’application vidéo. Tout ce que l’on sait, c’est que la firme compte garder les options favorites des TikTokeurs et elle ambitionne de garantir la transparence et une sécurité d’ordre mondiale. Il faut dire que TikTok sera le premier réseau social grand public dédié aux jeunes géré par Microsoft.

Rachat de TikTok : un autre type d’investissement pour Microsoft

On connaît surtout Microsoft pour ses produits et services dédiés aux professionnels. En effet, les entreprises sont aujourd’hui nombreuses à utiliser Microsoft Teams. La firme possède aussi LinkedIn qui est le premier réseau social professionnel du monde et elle a également racheté la plateforme pour développeurs GitHub en 2018. Son produit grand public le plus connu est la Xbox. TikTok sera donc une nouvelle expérience pour Microsoft. Toutefois, avec le nombre d’abonnés du réseau qui dépasse les 45 millions rien qu’aux Etats-Unis, il sera plutôt bien parti. Toutefois, Microsoft a tenu à souligner dans son blog que rien n’est encore sûr et qu’il faut attendre les résultats définitifs des discussions avant de se prononcer.

TikTok risque d'être banni des Etats-Unis - Agence Sharing

Les Etats-Unis veulent bannir TikTok

Les Etats-Unis veulent bannir TikTok 2000 1500 Sharing

Lors de son allocution à la Fox News le 6 juillet dernier, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a affirmé l’intention des Etats-Unis de bannir TikTok du sol américain. Pourquoi ? En fait, les Etats-Unis ne seront pas les premiers à interdire TikTok de leur territoire mais s’ils décident de le faire, les conséquences pour le réseau social chinois risquent d’être lourdes. Les américains sont en effet les plus grands utilisateurs de TikTok après la Chine.

L’application la plus téléchargée du moment aux USA

Selon une analyse de Sensor Tower sur les applications ludiques au mois d’Avril dernier, les dépenses des utilisateurs de TikTok ont été multipliées par 10 en un an. TikTok a en effet enregistré plus de 315 millions de téléchargements, rien qu’au premier trimestre de cette année. Les Etats-Unis constituent 8,2% de ces dépenses, le taux le plus important après celui de la Chine. L’application passe ainsi devant YouTube qui se retrouve en deuxième place malgré une hausse de 57% de son chiffre d’affaire par rapport à Avril 2019. Mais si le peuple américain semble conquis par cette application vidéo, les politiciens sont beaucoup plus méfiants. Ils réfléchissent sérieusement à la possibilité de le bannir du territoire américain.

TikTok critiqué par de nombreux dirigeants

Après son interdiction en Inde et la suspension de son projet de QG à Londres, le réseau social chinois risque aussi de perdre le marché américain. En effet, si TikTok se retrouve dans le collimateur de l’administration Trump, c’est parce qu’elle appartient à ByteDance. Il s’agit d’une start-up chinoise déjà très critiquée par les politiciens américains. Liée à la Chine, TikTok est pour eux une menace pour la sécurité nationale, ByteDance pouvant coopérer aux “activités de renseignements contrôlées par le parti communiste chinois”. L’application est, pour cette raison, déjà interdite dans l’armée et la marine américaine. 

Néanmoins, malgré les propos de Mike Pompeo et la relation tendue entre la Chine et les Etats-Unis, ByteDance ne baisse pas les bras. Si la société vient de retirer TikTok de son plein gré de Hong Kong à cause d’une nouvelle loi sur la sécurité nationale, elle se donne les moyens de convaincre l’administration américaine de sa neutralité et fait tout pour rester aux Etats-Unis.

Les initiatives de ByteDance pour sauver TikTok 

Bien que ByteDance soit la maison mère de TikTok, cette dernière affirme que les deux fonctionnent séparément. Pour rassurer les américains sur la sécurité de leurs données, le porte-parole de TikTok a déclaré qu’elles ne sont pas soumises à la loi chinoise. Elles seraient stockées aux USA et la sauvegarde se trouverait à Singapour.

Afin de pouvoir rester aux Etats-Unis, ByteDance a même nommé un américain à la tête de TikTok. Il s’agit de Kevin Mayer, ancien directeur du service streaming de Disney+. Par ailleurs, TikTok a aussi recours à tout un groupe de lobbyistes dont un ex-directeur de campagne de Donald Trump. Le réseau compte aussi sur l’appui de Michael Beckerman, vice-président et responsable de la politique publique américaine. Selon le New York Times, ByteDance aurait aussi déjà dépensé près de 300 000$ pour son lobbying outre la mobilisation de ce groupe.

Pour le moment, rien n’est sûr pour le réseau social chinois et l’enquête continue à la Maison Blanche pour examiner les risques que TikTok représente pour la sécurité nationale américaine. De leur côté, les concurrents du réseau chinois saisissent toutes les opportunités…

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Préparez, dès maintenant, la sortie de crise !

Préparez, dès maintenant, la sortie de crise ! 2000 1500 Sharing

4ème semaine de confinement terminée ! Vos équipes sont en sûreté chez elles, vous avez prévenu vos clients et partenaires de votre situation, le nécessaire est en place pour rester à l’écoute, vous avez finalement mis en veille vos campagnes de communication en attendant de pouvoir à nouveau vendre, etc. Parfait, vous avez maintenant le temps… de préparer la sortie de crise !

Difficile de prédire exactement quand votre activité va redémarrer ou simplement retrouver un rythme normal au sortir de la crise du Covid-19 : mai, juin ? La période estivale arrive tout de suite après, l’après crise ne sera peut-être perceptible qu’en septembre pour un certain nombre de secteurs ? Si vous ne connaissez pas encore la date, en tout cas ce moment va arriver et vous devez vous y préparer.

On peut estimer que 70% à 80% des budgets des annonceurs, BtoB ou BtoC, ont été gelés, décalés depuis début mars et le seront probablement au moins jusqu’à fin mai. A la sortie de cette période, nous risquons de connaître une période plus ou moins instable mais il est possible de minimiser les difficultés en agissant maintenant.

En effet, la période actuelle vous donne peut-être cette occasion de travailler les fondations de votre communication pour vous permettre de grandement développer l’efficacité de vos campagnes futures et être prêt à saisir pleinement le redémarrage, rattraper les mois perdus. Bien entendu, dans le contexte, vos moyens, qu’ils soient humains ou financiers sont certainement contraints, mais il n’est pas impossible que vous ayez des partenaires qui soient bienveillants avec leur client en ce moment et prêts à vous aider !

Nous vous donnons quelques pistes pour vous guider dans la gestion de vos priorités pendant la période de confinement.

Revisiter votre plateforme de marque, votre identité visuelle

C’est peut-être le moment idéal de vous poser, enfin, sur ces basiques pour redonner un coup de fouet à votre marque (ou les définir si cela n’a jamais été fait). Votre plateforme de marque est le reflet de qui vous êtes, de vos ambitions. Elle porte à la fois votre stratégie, définit votre identité et elle donne de la cohérence et du lien à toutes vos actions de communication. Ce travail vous aide à établir vos priorités et vous apporte un surplus d’efficacité, en temps et en argent, dans tout ce que vous entreprenez.

Et puis pas de marque ou de communication forte sans avoir intégré le rôle sociétal et environnemental de votre entreprise et de sa marque aujourd’hui. Vous l’avez compris, ce n’est pas un effet de mode, c’est un critère de choix devenu incontournable dans le comportement de consommateur des 20-35 ans et la crise du Covid-19 va naturellement accélérer l’importance donnée à cet engagement auprès de tranches d’âge beaucoup plus larges de la population. C’est une très bonne façon de préparer la sortie de crise.

Enfin, vous pouvez simplement vouloir prendre le temps de donner un petit coup de jeune à votre identité visuelle (logo, charte graphique, etc.), c’est également un travail de réflexion souvent perturbant à entreprendre en période d’activité normale.

Ce sont des sujets de fond mais c’est l’occasion idéale de vous y mettre et de préparer la sortie de crise, d’autant que les outils de travail collaboratif aujourd’hui rendent cela tout à fait accessible, même pendant le confinement !

Refondre son Site Internet

C’est le type de projet typiquement très chahuté par le quotidien en période normal. Si vous aviez un projet en cours ou le souhait de le faire, c’est sûrement l’occasion idéale d’y aller. Cela reste la vitrine de votre existence et mener ce projet de refonte à bien avant le redémarrage est un élément clé : un look rajeuni, une navigation plus efficiente, une architecture plus performante pour votre référencement, ajouter un blog à votre site… Ce type de projet se déploie par ailleurs très bien en format télétravail et il n’est pas impossible que vous puissiez disposer de ressources très disponibles en ce moment côté développement, chose assez rare. Au final votre nouveau site pourrait vous coûter moins cher et surtout prendre moins de temps que d’ordinaire à sortir !

Rester actif sur les réseaux sociaux

Plus que jamais, les personnes passent du temps à consulter les réseaux sociaux en cette période de confinement : ils sont plus nombreux et y passent un temps quotidien plus important. Restez présents, même si votre actualité est différente, probablement moins commerciale, vous devez rester proche et à l’écoute de votre communauté qui s’intéresse aussi à l’impact de la crise chez vous, aux éventuelles actions solidaires auxquelles vous avez participé, à ce que vous préparez éventuellement pour la sortie de la crise, bref, vous avez de multiples sujets d’intérêt à mettre en avant et pour…rester visible par l’algorithme de Facebook !

Entretenir son SEO

Améliorer ou simplement mettre en place une stratégie SEO prend du temps, le plus tôt vous vous y mettez, le plus de chance vous vous donnez d’être visible et de profiter pleinement de la reprise : créer du contenu, mettre en place des liens, faire un peu d’optimisation dans les pages de votre site, travailler les mots clés… La période est propice pour commencer à remonter dans les moteurs de recherche, d’autant que tout le monde ne le fera peut-être pas chez vos concurrents !

Créer du contenu

Alimenter votre site, vos pages sur les réseaux sociaux, améliorer vos performances SEO, tout ceci nécessite de continuer à créer du contenu. La période peut être l’occasion de mettre en place un petit stock de contenus qui vous permettra non seulement de maintenir votre présence en ce moment mais aussi d’avoir un peu de matière d’avance au moment de la reprise lorsque vous, vos équipes ou vos prestataires serez moins disponibles pour ça !

Bien entendu, la période n’est pas idéale pour du contenu vidéo ou photo mais il est toujours possible de produire certains formats, par exemple en face cam ou motion design, et dans cette période où les personnes ont un peu plus de temps de disponible, le format édito peut être très efficace aussi.

Bref, même si les ressources nécessaires pour reprendre la parole n’auront pas augmenté ou auront même diminué à la sortie de crise, vous aurez rentabilisé le temps que vous avez dû passer en confinement grâce à ces actions. Par ailleurs, vous pourrez repartir sur de bien meilleures bases à la reprise : l’amélioration de votre référencement naturel aura porté ses fruits, vous n’aurez pas perdu contact avec vos lecteurs et votre communauté sur les réseaux sociaux. Votre site, quant à lui, sera au goût du jour, plus ergonomique et reflétant mieux les valeurs de votre marque. Préparer la sortie de crise ne vous permet pas seulement d’être prêt pour le redémarrage, cela vous sert aussi à tirer profit de ces semaines de confinement !

Faire sa communication pendant le Covid-19 - Agence Sharing

Comment communiquer en période de Covid-19 ?

Comment communiquer en période de Covid-19 ? 2000 1500 Sharing

Conseiller nos clients dans leur communication et leurs prises de parole pendant cette période de crise sanitaire et économique est une expérience unique : est-ce qu’il faut prendre la parole ? Pour dire quoi ? Quand ? Comment ? Nous vous donnons notre point de vue sur les principaux enjeux et quelques repères pour vous accompagner dans votre communication pendant le Covid-19.

Un besoin de sincérité absolue !

Nous sommes dans une situation de crise, de grands changements dans les modes de travail. On ressent tous un besoin de solidarité, de soutien pour des personnes qui le méritent tellement, que ce soient les malades bien entendu mais aussi tous ceux qui contribuent au quotidien au fonctionnement de ce qui est essentiel à notre santé, notre sécurité et notre confort à tous. Nous pensons au personnel médical, aux forces de l’ordre, sans oublier toutes les personnes qui se doivent de se rendre à leur travail quotidiennement pour garantir le fonctionnement des chaines logistiques, d’informations, l’administration, etc.

Tous ces acteurs sont quotidiennement sous la lumière de l’information mais très rarement à leur initiative. S’ils le font de façon active, c’est pour nous rassurer, pour témoigner de la difficulté de ce qu’ils vivent, partager leurs craintes, pour nous demander de les aider, voire pour s’excuser de ne pas être assez rapides, efficients etc. La situation fait naître chez chacun de nous un absolu besoin de transparence, de bienveillance, de sincérité ! Si votre communication pendant le Covid-19 ne s’inscrit pas dans ce climat, attention au retour de bâton !

Voici quelques questions très concrètes que vous pourriez vous poser en ce moment et pour lesquels nous vous proposons quelques éléments de réponse à la lumière de ce que nous avons vu ces dernières semaines.

Est-ce que je prends la parole sur les réseaux sociaux pour remercier mes collaborateurs qui continuent de bosser pour faire tourner mon entreprise ?

Oui, si l’objectif est de leur rendre un hommage sincère et que vous pensez qu’ils s’en sentiront valorisés. Mais surtout, pour que cela porte ses fruits, il est nécessaire de le faire…seulement si vous leur avez déjà au préalable témoigné cette reconnaissance en direct de visu, sur site ou par voie de communication interne habituelle ou mail, sms etc. peu importe. Ils doivent par ailleurs être convaincus que vous faites tout pour qu’ils soient dans des conditions de travail optimale pour leur sécurité, leur santé. Vos salariés ne vous pardonneront probablement pas d’utiliser leur dévouement pour simplement faire votre promotion commerciale ou personnelle, si vous êtes dans le même temps absents de leur préoccupation quotidienne du moment ! Et vos clients, qui le sauront un jour bien entendu, ne vous le pardonneront probablement pas non plus !

Est-ce que je fais savoir sur les réseaux sociaux que mon entreprise a fait un geste pour soutenir une initiative ou des acteurs en première ligne de la lutte contre le virus ?

Oui, principalement si vous pensez que cela peut servir d’exemple à d’autres pour susciter davantage d’engagement solidaire, de soutien pour ceux qui en ont besoin ! Si votre motivation première est de développer votre notoriété, que parallèlement vous engagez une campagne de communication très commerciale, ATTENTION. Ni vos prospects, ni vos clients, ni vos collaborateurs ne voudront se rendre complice d’une fausse bienveillance qui profite du contexte. Votre engagement sociétal n’est pas un outil de promotion, il sert à construire votre identité. Vos contributions durant la crise viennent nourrir un engagement qui doit être sincère et dans la durée. Ils seront d’ailleurs souvent mieux valorisés si vous en parlez plus tard, une fois la crise passée. Pour le moment, la base de votre communication pendant le Covid-19 doit être vos engagements, si vous le pouvez, fédérez vos équipes autour de ces derniers, vous construisez votre avenir !

Est-ce que je dois revoir à la baisse ou annuler mes campagnes de communication promotionnelle pendant la crise ?

Non, partant du postulat que vous souhaitez les maintenir car il y a toujours une demande, que vous êtes en capacité de délivrer ce que vous proposez etc., pas d’interdit là-dessus, vous pouvez le faire. L’important, c’est la transparence et la sincérité de vos démarches. A partir du moment où le contexte du Covid-19 n’y apparaît pas comme étant un bon prétexte, pas de problème sur le principe. Bien entendu, la situation actuelle va certainement nécessiter quelques adaptations, que ce soit dans votre plan media, dans le contenu…

Est-ce que je fais savoir que je fais des propositions commerciales plus généreuse que d’habitude ?

Oui, si c’est un vrai effort perceptible et utile pour la cible. Mais n’oubliez pas que la priorité de votre communication pendant le Covid-19 doit être de soigner d’abord vos clients qui en ont sûrement besoin en ce moment. Le contexte est surtout une occasion de les remercier de leur fidélité, de les reconnaître, de leur montrer votre engagement, votre bienveillance ! A contrario, mieux vaut éviter de communiquer sur des offres agressives, avec des messages opportunistes clairement dédiées à conquérir de nouveaux clients chez les concurrents :

  • Si vos clients existants ne bénéficient pas de votre générosité, les répercussions sur leur fidélité seront très négatives.
  • Vos cibles considèrent probablement que vous devriez être également bienveillant vis-à-vis de vos concurrents dans le contexte actuel.
  • Enfin, rappelez-vous également de faire preuve de votre générosité auprès de vos salariés, de vos partenaires et fournisseurs ! Et si votre priorité a été de montrer votre bienveillance auprès de ces personnes…votre campagne de recrutement a certainement déjà commencé grâce à leurs témoignages sur les réseaux sociaux, le classique bouche à oreille et celle-là aura un impact plus profond et sur plus long terme !
Intelligence artificielle et éthique - Agence Sharing

Vers une intelligence artificielle plus éthique ?

Vers une intelligence artificielle plus éthique ? 2000 1500 Sharing

Si la conception de l’IA n’est encore connue que d’une techno-élite constituée essentiellement par ses propres développeurs et ses bailleurs de fonds, son champ d’application tend à s’élargir dans divers domaines. L’intelligence artificielle est en effet utilisée aussi bien dans l’industrie automobile que dans le secteur médical, en passant par l’administration et bien d’autres secteurs d’activités encore. Mais les algorithmes sur lesquels se base l’IA sont-ils vraiment fiables ? Est-ce qu’ils sont capables de prendre les décisions adéquates à chaque situation comme le ferait l’intelligence humaine ? Le problème d’éthique est aujourd’hui au centre de toutes les préoccupations. 

Pourquoi une IA dépourvue d’éthique est un danger pour la société ?

L’intelligence artificielle repose sur l’apprentissage automatique (machine learning) et particulièrement sur l’apprentissage profond (deep learning) depuis son apparition vers 2010. Le deep learning est basé sur des réseaux de neurones artificiels capables de reconnaître des images, des visages et des sons, de faire la synthèse d’un texte, de conduire une voiture et de réaliser d’autres actions similaires de manière autonome. Le progrès apporté par le deep learning peut être impressionnant mais jusqu’à ce jour, on n’est pas encore en mesure de comprendre et de contrôler comment ces neurones artificiels arrivent à leur résultat final.

L’exemple de la voiture autonome démontre bien les risques que représente une IA dépourvue de morale. Quelle décision prendra-t-elle en cas d’incident ? Si la voiture a par exemple un problème de frein, choisira-t-elle de percuter les piétons et de sacrifier les passagers ou l’inverse ?  De même, le scénario imaginé par Stuart Russell dans son court métrage Slaughterbots reflète le doute de nombreux spécialistes de l’IA et la nécessité de la rendre plus éthique.

C’est dans cette même optique que l’Union Européenne insiste dans son dernier livre blanc sur le respect des droits fondamentaux des citoyens dans la conception et l’utilisation de l’intelligence artificielle. En effet, si les scénarios de la voiture autonome et des robots tueurs peuvent encore paraître surréalistes, l’IA est déjà utilisée dans plusieurs entreprises pour faciliter certains processus comme ceux du recrutement et de l’octroi de prêts. Selon le livre blanc de l’UE, il faut que l’IA soit dotée d’un système d’explicabilité, c’est-à-dire qu’il doit être possible d’expliquer pourquoi l’IA a refusé un prêt à une personne ou rejeté une candidature afin d’éviter les discriminations et tout autre débordement.

Les systèmes d’IA à haut risque devraient aussi être « certifiés, testés et contrôlés » toujours d’après l’UE, une recommandation dont l’exécution divise les experts de l’IA. D’ailleurs, avant de penser au moyen de programmer des principes moraux dans les IA, il faut d’abord pouvoir les définir.

Sur quelles bases fonder l’éthique des IA ?

Si les géants du digital veulent que le public adhère à l’utilisation de l’intelligence artificielle, il est impératif que celle-ci soit régie par des règles éthiques comprises et acceptées par tous. Pour tenter de résoudre le dilemme éthique de la voiture autonome par exemple, le projet Moral Machine a mis en place une plateforme en ligne où il est demandé à chaque joueur de choisir la meilleure option en cas d’accident. Plus de 4 millions de personnes y ont participé. Cependant, comme les réponses variaient selon les cultures, les pays et même selon les personnalités, les initiateurs du projet ont conclu que de nouvelles normes sociales sont nécessaires pour cadrer l’usage de la voiture autonome ainsi que les responsabilités engagées en cas d’accident.

Pour apporter une réponse à la question, le rapport sur le code d’éthique des voitures autonomes du gouvernement allemand stipule qu’en cas d’accident grave, il faut « ignorer les différences entre les personnes, privilégier la sécurité des hommes à celle des animaux et choisir la solution où il y aura le moins de blessés ». Il est donc indispensable de déterminer des règles similaires pour tous les projets qui se servent de l’intelligence artificielle et de les y intégrer par la suite.

Comment inculquer des règles morales à l’intelligence artificielle ?

Si certains acteurs pensent qu’obliger les IA à expliquer leur choix réduit considérablement leur performance (de 20% ou plus selon Theodorous Evgueniou, professeur à l’école de management Insead) et ralentit le processus de développement, d’autres ont déjà avancé sur le sujet. Le département des recherches et développement du Ministère de la Défense américain a par exemple déjà initié le XAI (Explainable AI). Il s’agit de modèles d’intelligence artificielle qui peuvent expliquer aux humains leur raisonnement.

Selon François Royer, directeur consulting Data Intelligence de PwC France, il est également possible de remonter la trace du raisonnement et de la déduction de l’IA par la mise en place de formules logiques dans les systèmes neuronaux. Cette approche dite IA symbolique que propose l’équipe du projet eThicAa pourrait donc compléter le deep learning pour créer des IA plus éthiques. Néanmoins, Gregory Bonnet, coordonateur d’eThicAa note que l’IA symbolique ne prétend pas être la meilleure ni la solution unique. Il faut beaucoup de temps de calcul pour mettre en place le raisonnement logique. 

Par ailleurs, les géants du digital tels que Google et Facebook sont bien conscients de l’enjeu que représente l’éthique pour leurs activités. Aussi, ils ont déjà créé des équipes spéciales qui vont assurer l’éthique de leurs IA. Néanmoins, le fait que ce soit les développeurs eux-mêmes qui certifient l’éthique de leurs programmes risque de semer le doute chez le public. Le défi à relever est donc de taille pour les acteurs de l’IA car il ne suffit plus de créer des machines performantes, il faut aussi qu’elles correspondent aux valeurs morales de leurs utilisateurs.